Le 17 octobre s’est déroulé une journée de réflexion sur les réseaux à la Maison de la Chimie.
Différents aspects ont été abordés, mettant en avant l’historique et la justification de cette démarche avec des intervenants de terrain, des institutionnels, des politiques. Les questions qui fâchent ou qui inquiètent les promoteurs de réseau comme la structure juridique la plus adaptée ou la responsabilité du réseau, ainsi que tout ce qui touche à l’assurance des dirigeants et du réseau lui-même ont été abordés. Néanmoins, ces aspects n’ont pas été traités d’une manière très pratique… Et nous sommes un peu restés sur notre faim avec beaucoup d’incertitudes qui persistent.
Ironie du sort politique, cette journée s’est inscrite dans un moment très particulier. Le gouvernement venait juste d’annoncer une réduction de 20% du financement des réseaux. Cette nouvelle a été relayée par un courrier des bureaux de l’Urcam gérant les financements DRDR nous annonçant le gel de tous les versements d’ici la fin de l’année. Adressé à tous les promoteurs de réseaux, il a semé une belle panique ! Lors de la réunion certains intervenants se sont attachés à démontrer qu’en fait cette baisse de 20% ne faisait que prendre en compte la part de l’enveloppe DRDR non utilisée toutes régions confondues. Comme vous le savez, la gestion de ces fonds se fait au niveau régional, et s’il est vrai que l’Ile-de-France est particulièrement active, ayant épuisé ses dotations, d’autres régions restaient avec des fonds non utilisés. Cette explication peut se tenir ! Néanmoins l’art de la répartition des financements par l’administration est parfois très étrange et l’apparente explication logique ne nous a pas complètement rassurés.
Ce qui semble clair est qu’une certaine politique des réseaux est finie. Le réseau « couteau suisse », celui qu’on exhibe dans toutes les situations difficiles pour soi-disant résoudre le problème rencontré a vécu. On veut du pragmatisme, de l’efficacité, de l’innovation, et donc au final, du service rendu. Personne ne peut être contre une telle vue des choses. Le souci est qu’en période de vache maigre, chacun regarde dans l’assiette du voisin pour voir si elle est mieux garnie. On peut se douter que certains réseaux vont disparaître. Et là deux discours se confrontent. Les partisans du tout va disparaître, et ceux qui pensent qu’on franchit actuellement une étape, celle de la maturité.
Une nouvelle façon de soigner, des réponses apportées au manque du système, du liant entre les différents acteurs de la santé, une coopération, que dis-je ! une continuité entre la ville et l’hôpital, peut-être sommes nous enfin prêts à accueillir ces nouvelles structures que sont les réseaux de santé.
Le Réseau Morphée s’inscrit complètement dans cette logique, et malgré le parcours d’obstacle qu’il faut sans cesse repasser, je reste résolument optimiste dans l’avenir des réseaux, et bien sûr, plus particulièrement de celui du Réseau Morphée.

Que pensez-vous de cette nouvelle formule de communication ? Pour le moment vous êtes d’un silence étourdissant ! Le
Du changement plein les yeux…
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