Actualités du sommeil

À faire :
  • Gardez un rituel de coucher et privilégiez ce moment particulier avec votre enfant.
  • Utilisez le même rituel de coucher en vacances, le week-end et en semaine.
  • Observez votre enfant et essayez de trouver l’heure de coucher qui lui convient.
  • Gardez des horaires réguliers de coucher, de lever, de siestes et d’activités.
  • Trouvez des activités stimulantes pendant la journée. (Surtout de l’exercice physique en plein air).
  • Diminuez l’intensité de la lumière le soir et ouvrez grand les volets le matin :
  • l’alternance lumière / obscurité est importante pour synchroniser l’horloge biologique sur le rythme jour / nuit.




À éviter :
  • Pas de biberon pour aider votre enfant à s’endormir.
  • Le lit de l’enfant doit être réservé au sommeil – ne pas remplir son berceau de jouets.
  • Aller au lit ne doit pas être une punition.
  • Évitez les boissons contenant de la caféine (soda type cola).
  • Limitez le temps de télévision, surtout le soir.
  • Pas de télévision dans la chambre de votre enfant.

Quelles sont les difficultés de sommeil de l’enfant de 1 à 3 ans ?

Deux cas de figure sont fréquents chez les enfants entre 1 et 3 ans – les enfants qui n’ont pas envie de s’endormir et les enfants qui réveillent leurs parents plusieurs fois par nuit. Les terreurs nocturnes et les cauchemars sont aussi fréquents. Chez les enfants de 3 – 4 ans, 22 à 29 % des enfants ont des problèmes de sommeil, 15 % ont des difficultés d’endormissement et 23 % se réveillent régulièrement.
Dans la plupart des cas, ces troubles sont dus au fait que l’enfant a oublié - ou n’a jamais appris - comment s’endormir seul. Dans des cas plus rares, les troubles du sommeil sont en relation avec des maladies comme un reflux gastro-oesophagien par exemple, ou de l’anxiété mais celle-ci est alors également présente dans la journée.

Mon enfant refuse de s'endormir - Que faire ?

Ces comportements reflètent parfois un trouble de la séparation, parfois une opposition pure, souvent une insuffisance de limites. Ils aboutissent presque toujours à un retard du coucher. L’enfant ne sait pas s’endormir seul et associe la présence de ses parents à l’endormissement.
Dans certaines familles, ce comportement est accepté et le trouble disparaît aux alentours de 5 ans. Le seul traitement efficace est une thérapie comportementale qui a pour but d’apprendre à l’enfant à trouver son sommeil tout seul.


Une thérapie comportementale comporte trois phases :


Phase de préparation – Dans la journée, instaurer une promenade 2 fois par jour pour fatiguer l’enfant et surtout l’exposer à la lumière du jour. On y associe des horaires de siestes et de repas très réguliers, en évitant toute sieste après 17 heures – Le soir, on propose un renforcement des rituels de coucher.
Phase de thérapie – Il est important que les parents expliquent à leur enfant ce qu’ils sont en train de faire (les parents ont besoin de sommeil, il faut qu’il apprenne à s’endormir seul).
Ensuite, l’enfant est couché à son heure de coucher habituelle. Puis les parents vont modifier leur réponse en réagissant de moins en moins et en privilégiant une réponse verbale (voir tableau). Cette phase dure habituellement 3 nuits.
Phase de consolidation – Elle dure 2 semaines pendant lesquelles une réactivation des difficultés de sommeil est fréquente. Il faut donc que les parents soient moins à l’écoute qu’habituellement et réagissent sur le même principe : ne pas répondre immédiatement aux pleurs de l’enfant, vérifier si nécessaire que tout va bien, puis n’intervenir que verbalement.



En pratique pour la phase de thérapie

Vous devez respecter les séquences suivantes qui permettront à votre enfant de s’ajuster à la nouvelle situation de coucher :
  • Couchez l’enfant dans sa chambre et dans son lit exclusivement
  • Favorisez l’utilisation d’un doudou
  • Retirez votre main
  • Interrompez le bercement
  • Lisez ou racontez une histoire, assis sur une chaise à côté du lit de l’enfant
  • Quittez impérativement la chambre
  • Si l’enfant appelle, allez le voir brièvement (10 à 15 secondes) en respectant les attentes suivantes. Une séquence comporte 5 visites.

Séquence 1er soir 2éme soir 3ème soir 4ème soir
1ère Attente 1 mn 2 mn 3 mn 5 mn
2ème Attente 2 mn 5 mn 7 mn 10 mn
3ème Attente 5 mn 5 mn 7 mn 10 mn
4ème Attente 5 mn 7 mn 10 mn 15 mn
5ème Attente 7 mn 7 mn 10 mn 15 mn

Soirs suivants : Poursuivez sur la même séquence ou passez à la séquence suivante en fonction de la réponse de l’enfant.
•    Maintenez la même séquence un à plusieurs soirs de suite si nécessaire
•    Laissez se calmer l’enfant sans le prendre dans les bras
•    Si l’enfant n’est pas calmé après une séquence, utilisez une pièce neutre (salon, salle à manger) pour qu’il s’apaise en restant à côté de lui, sans le bercer ni le prendre dans les bras
•    Une fois l’enfant apaisé, mettez-le au lit et débutez une nouvelle séquence
Ne prenez plus l’enfant dans votre chambre, ni dans votre lit !


Individualisez sommeil et repas
Dès que possible, apprenez à l’enfant que sommeil et repas sont deux comportements distincts.
Ne laissez pas l’enfant s’endormir systématiquement avec un biberon.
Donnez le biberon du matin à l’emplacement des repas (cuisine, salle à manger) et non dans le lit.
Évitez la télévision lors de l’endormissement ou les repas.

Une autre technique : le Fading

Une autre technique, le « fading » des anglo-saxons, peut être utile chez les enfants qui sortent plusieurs fois de leur lit pour retrouver leurs parents.
Il faut dans un premier temps, reculer un peu l’heure du coucher, en couchant l’enfant à l’heure où il est le plus souvent endormi, ce qui favorisera l’endormissement.
Ensuite, la thérapie suit les mêmes étapes que celles qui sont utilisées chez les enfants ayant des troubles de l’endormissement (voir tableau thérapie comportementale). Les parents attendent que leur enfant s’endorme sans difficulté. Dès que le sommeil est stabilisé, l’heure du coucher est avancée très progressivement de 5 minutes en 5 minutes à une heure de coucher qui correspond plus à son âge et ses besoins de sommeil.

Mon enfant se réveille plusieurs fois par nuit - que faire ?

Pour la plupart de ces enfants, c’est l’incapacité à trouver le sommeil sans l’aide des parents qui joue un rôle majeur.
Pour quelques familles, le fait de dormir avec leur enfant est une solution. Cette pratique est présente chez 16 % des enfants, mais devient plus rare après l’âge de 6 ans. Appelée “co-sleeping” par les Anglo-saxons, cette pratique est fréquente dans certaines cultures. Les sociétés savantes de pédiatres déconseillent le co-sleeping, en particulier dans certaines conditions (parents seuls, difficultés conjugales…), mais aussi en raison d’un sommeil de moins bonne qualité à la fois pour l’enfant et les parents (Cf. sommeil et environnement - DVD).
Pour qu’un enfant retrouve son sommeil seul dans la nuit, une thérapie comportementale est la solution la plus rapide et la plus efficace. La thérapie suit les mêmes étapes que celles qui sont utilisées chez les enfants ayant des troubles de l’endormissement, seulement les parents laissent pleurer leur enfant pendant les réveils nocturnes.
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Pourquoi ce DVD ?
  • Un environnement social propice à une dégradation du sommeil
DVD sommeil de l'enfant et de l'adolescent De la naissance à l'adolescence, le sommeil évolue. Il obéit à des rythmes et des besoins qui sont spécifiques à chaque âge. Un bon sommeil est indispensable au développement de l'enfant.

Dès 1975, on connaît le retentissement du manque de sommeil profond sur la croissance des enfants.

Actuellement, on s'inquiète du manque de sommeil et des changements des habitudes familiales qui poussent les enfants à se coucher plus tard tout en se levant toujours aussi tôt.

14 % des enfants d'âge scolaire ont des difficultés d'endormissement ou des réveils en cours de nuit, 4 % d'entre eux prennent des somnifères.

17 % des adolescents se plaignent d'insomnie et un tiers d'entre eux présentent une somnolence pathologique. Nos adolescents ont perdu en 30 ans, entre 2 et 3 heures de sommeil par nuit. On connaît les conséquences du manque de sommeil sur la croissance, l'obésité, l'échec scolaire et les troubles de l'attention ou de la vigilance. Autant de problématiques dont les solutions reposent en grande partie sur une meilleure connaissance des besoins en sommeil des enfants et des adolescents.

Les familles se sentent démunies devant le comportement de leur enfant et aimeraient avoir des conseils et des outils pour répondre à leurs attentes. Dans les écoles, le poids d’un mauvais sommeil sur l’échec scolaire n’est pas encore suffisamment pris en considération et nécessite des actions d'évaluation et de sensibilisation.

  • Le rapport du ministère de la Santé publique et des Solidarités de 2006
Le sommeil est une question de santé publique émergente et importante. Le rapport remis au Ministre de la Santé et des Solidarités en décembre 2006 le souligne. Un comité de suivi a été mis en place par le ministère. Un  programme d’actions a été créé et se décline sur quatre axes :
Communiquer sur le sommeil de l’enfant et de l’adolescent (rythmes, besoins, conséquences du mal dormir et de la somnolence)
− Mener des actions éducatives auprès des professionnels de santé, de l’éducation, de l’animation
− Intégrer le sommeil comme sujet d’enseignement en Science de la Vie et de la Terre
− Réaliser des fiches pratiques sur le sommeil pour les écoles maternelles et les collèges.

  • Les objectifs du DVD « Sommeil de l'enfant et de l'adolescent »
Forts de ce constat et des recommandations du Ministère, l'Académie de Paris, le Réseau Morphée et l'Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) ont collaboré pendant deux ans dans le but de mettre au point ce DVD.

Ils ont défini les objectifs poursuivis par le DVD « Sommeil de l'enfant et de l'adolescent » :
- Comprendre le sommeil, reconnaître un trouble lié au sommeil et savoir quand consulter ;
- Mieux faire connaître le sommeil auprès des familles et des jeunes, les aider à trouver une réponse adaptée à leurs interrogations, mettre au clair les bons comportements pour mieux dormir ;
- Permettre aux enseignants et infirmières scolaires de mettre à jour leurs connaissances afin qu'ils considèrent le sommeil comme un besoin nécessaire au bon développement de l’enfant et qu'ils sachent réagir face à un trouble de la vigilance ;
- Apporter une information suffisante aux professionnels de santé concernant les troubles du sommeil et leurs conséquences, les différentes prises en charge et les alternatives aux hypnotiques.
 
 
Présentation du DVD « Sommeil de l'enfant et de l'adolescent »


Ce DVD est un support multimédia et interactif mélangeant textes de spécialistes, vidéos, jeux, quizz, photos...
 
  • Des textes de spécialistes accessibles au plus grand nombre
Trois rubriques décrivent le sommeil du bébé (de 0 à 3 ans), de l'enfant (de 3 à 11 ans) et de l'adolescent (de 12 à 18 ans).

Elles se divisent en quatre thématiques principales :

« Le sommeil du bébé / de l'enfant / de l'adolescent » décrit le sommeil de chacun en prenant en compte les particularités attachées aux différents stades de développement de la personne.

« Les bonnes pratiques » décrit les bonnes habitudes à acquérir dès le plus jeune âge (lieu pour dormir, aménagement de la chambre...).

« L'environnement » (amis, habitudes de coucher, de lever) permet de lever un grand nombre de fausses rumeurs liées au sommeil.

« Les pathologies » présente de manière claire les diverses pathologies liées au sommeil que l'organisme doit affronter, les solutions pratiques pour y remédier et montre le bon moment pour aller consulter.

Une dernière rubrique, intitulée « En savoir plus », permet d'approfondir sa connaissance des pathologies importantes, des effets des privations ainsi que des sujets transversaux comme les rêves ou les examens du sommeil.
 
  • Un support multimédia et interactif
Morpheus
Véritable fil rouge, Morpheus est l'avatar présent sur l'ensemble des animations que propose le DVD.

Il indique le score à la fin des quizz, il est présent dans les vidéos pour éclairer les personnages lorsqu'ils s'interrogent sur le sommeil...


Des Quizz
Des quizz ludiques permettent de tester les connaissances acquises en visionnant le DVD.

Des tableaux récapitulatifs synthétisent les informations manquantes.

 

Des Foires Aux Questions (FAQ)
Tout au long des diverses rubriques, des Foires Aux Questions aident le lecteur à trouver toutes les réponses aux questions qu'ils se posent sur son sommeil (ou celui de son enfant).
 

Des ressources documentaires
Des ressources documentaires sont disponibles en téléchargement ou en impression à partir de l'ensemble du contenu du DVD, et apportent en outre des dossiers, des jeux, des tests et des dossiers utilisables par un enseignant comme matériel pédagogique... 
 
 
Des vidéos
9 vidéos apportent des éclairages complémentaires sur certains aspects du sommeil :
−    Comment étudie-t-on le sommeil ?
−    Les effets de l'environnement sur le sommeil
−    Les effets des nouvelles technologies sur le sommeil
−    Le mal-vivre des ados
−    Les troubles de l'attention – Hyperactivité
−    La narcolepsie
−    Les mimiques du nouveau-né pendant le sommeil
−    Les pleurs du nouveau-né
−    Sommeil et vigilance au volant

Elles sont accessibles dès la page d'accueil et à l'intérieur de chaque partie.

 
Jeu de la chambre de bébé

Le joueur doit aménager la chambre de bébé de manière à créer un environnement propice au sommeil du bébé : position du lit par rapport à la fenêtre, importance de la lumière et de la températ
ure...
 
 
L'index thématique

Un index d'environ 200 mots a été constitué. Il permet aux utilisateurs de survoler les thématiques abordées. Chaque mot renvoie vers une ou plusieurs des quatre parties et permet ainsi un accès direct à l'information recherchée.


Présentation des rubriques du DVD

  • Connaître le sommeil du bébé
Des réponses aux questions des parents
Au sortir de la maternité, les parents sont souvent très démunis devant leur bébé qui dort beaucoup. Combien de temps doit-il dormir ? Faut-il le réveiller pour lui donner à manger. Est-il normal qu’il pleure ? Comment et quand le coucher ? Faut-il s’inquiéter devant un bébé qui a du mal à s’endormir ou qui se réveille en cours de nuit ? Autant de questions qui trouvent leur réponse dans le DVD.
 
 
Un sommeil à part
Pendant les premiers mois, un bébé dort au moins 16 heures par jour, et le sommeil est réparti sur des périodes de trois à quatre heures, rythmées par son horloge biologique qui s’adapte progressivement à l’alternance jour-nuit.

Le sommeil évolue tout au long de l’enfance, et chaque étape de maturation peut poser des problèmes aux parents. Pendant la première année de vie, le sommeil se transforme : il s’organise en une longue période de sommeil nocturne et plusieurs siestes. Par la suite, la durée du sommeil nocturne diminue et les siestes sont supprimées une par une, pour arriver, à 8 ans chez la majorité des enfants, à une durée du sommeil nocturne de 10 heures en moyenne sans sieste.

  • Le sommeil de l’enfant
Entre 3 et 10 ans, le sommeil de l’enfant se modifie considérablement. C’est la période où les bonnes habitudes se prennent, où l’autonomie de la gestion du sommeil s’acquiert. La durée et la qualité du sommeil constituent deux éléments essentiels du niveau de vigilance et de l’attention d’un enfant à l’école. Ils auront de fait des conséquences sur les performances intellectuelles et physiques.

L’organisation du sommeil évolue pour ressembler de plus en plus à ceux de l’adulte. Le temps moyen de sommeil par jour est de 12 heures pour un enfant de 3 à 5 ans, 11 heures pour un enfant de 5-6 ans, 10 à 11 heures jusqu’à la puberté (vers 12 ans).

L'enfant présente dans la nuit quelques moments d’éveil tout à fait normaux, l’enfant se rendort sans l’intervention des parents. Une seule sieste d’environ 2 heures est nécessaire à l’enfant pour être reposé. Elle se déroulera en début d’après-midi et disparaît en général entre 3 et 6 ans.
 

  • Le sommeil de l’adolescent
Un facteur sous-estimé du bien-être de l'adolescent
À cette période de la vie, le sommeil se modifie considérablement pour évoluer vers un sommeil adulte.

Silencieusement, le sommeil a une influence importante sur l'ensemble des habitudes de l'adolescent (place des nouvelles technologies, réussite universitaire et professionnelle, environnement social, comportement vis-à-vis des drogues...).

C'est pourquoi, la partie qui leur est dédiée a été pensée de manière à répondre directement à leurs questionnements.
 
 
Des outils simples pour faciliter l'utilisation du DVD par des adolescents
Des encadrés qui leur sont réservés
Les adolescents pourront trouver dans cette partie de nombreuses informations qui sont leur spécifiquement réservées.

Des encadrés apportent tout au long des diverses parties des informations et des conseils complémentaires, ainsi que des liens vers certains documents en ressources. Le ton utilisé est à la fois direct  et adapté.


Un contenu interactif
Une section interactive est spécifiquement réservée aux adolescents. Des thématiques comme la caféine et le sommeil, la relation entre le poids et le sommeil sont traitées de manière ludique.


  • En savoir plus

La partie « en savoir plus » contient de nombreuses informations complémentaires pour approfondir ses connaissances sur le sommeil des enfants, des adolescents mais aussi des adultes.


Après un rapide aperçu historique, une présentation des bienfaits du sommeil et des besoins de l'être humain et des nombreuses pathologies du sommeil sont passées en revue et expliquées.

Les rêves et les examens du sommeil font également l'objet d'explications approfondies.

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L'INPES (Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé) a mené une enquête sur les représentations, les attitudes, les connaissances et les pratiques du sommeil des jeunes adultes (25-45 ans) en France. Cette étude a permis de connaître les opinions, de mesurer les usages des Français vis-à-vis du sommeil et d'évaluer la proportion souffrant de troubles du sommeil.


inpes1.gif71% des personnes interrogées ont un sommeil suffisant, 17% ont une dette de sommeil et 12% sont insomniaques. Les autres troubles du sommeil n'ont pas été pris en compte. Les femmes sont plus généralement insomniaques, 59% contre 41% pour les hommes. Sans réelle surprise, les personnes qui ont une dette de sommeil sont plus généralement du soir (52%) et jeunes (moins de 30 ans).

S'ils disposaient d'une heure de plus dans la journée, 30% des personnes interrogées en profiteraient pour dormir au même titre que faire du sport ou s'occuper de sa famille.

L'image du sommeil reste très positive. Tous ont conscience que c'est important pour la santé. Ils savent également que le manque régulier de sommeil favorise la dépression et a une influence sur la détérioration de la mémoire. Par contre, ils ignorent en majorité que le manque de sommeil favorise l'hypertension artérielle ainsi que la prise de poids.
 inpes2.gif
En moyenne, les personnes interrogées dorment 7 h par nuit en semaine, 8 h le week-end et 8h16 pendant les vacances. Le matin, il leur faut plus de 30 mn pour se sentir bien réveillé, moins de 10 mn pour ceux qui ont un sommeil suffisant. Les horaires sont plutôt réguliers en semaine. Ceux qui ont une dette de sommeil semblent avoir des horaires de sommeil deux fois plus irréguliers que la moyenne. Les sorties ne sont pas en cause, ils ne sortent pas plus ni plus tard que les autres. La sieste en semaine concerne 30% des 25-45 ans, avec une fréquence de deux fois par semaine.

L'environnement est plutôt bien préservé et la grande majorité s'endort dans le noir et le silence. Mais le sommeil peut être dérangé par des bruits à l'intérieur ou à l'extérieur de la maison, ou encore par son partenaire. Les insomniaques sont plus dérangés par ces bruits pour plus de la moitié d'entre eux. 62% des individus interrogés ont des difficultés pour s'endormir (16%), pour se rendormir pendant la nuit (42%) ou pour récupérer pendant leur sommeil (19%).
 
inpes3a.gif
54% des jeunes adultes regardent régulièrement la télévision avant de se coucher, pour 24% au lit. Ceux qui lisent avant de dormir le font majoritairement au lit et pensent que cela les aide à dormir. Ils ont également conscience que travailler, surfer sur Internet, écrire des mails ou encore jouer à des jeux vidéo empêche de dormir.

68% des personnes interrogées prennent au moins un stimulant après 17 heures, principalement du tabac, du café ou encore de l'alcool. Les insomniaques sont plus consommateurs de stimulants, en particulier de tabac. Ceux qui sont en dette de sommeil consomment plus de café et ceux qui ont un sommeil suffisant n'ont pas de préférence particulière.

13% des Français prennent un produit pour les aider à dormir, pour 30% d'entre eux il s'agit de somnifère ou d'hypnotique. Ce sont principalement les insomniaques et de manière plus régulière que les autres.

inpes4.gif76% des personnes interrogées sont plutôt satisfaites de leur sommeil. En revanche, un insomniaque sur deux (47%) ne l'est pas. Près de la moitié pense dormir moins que ce dont elle a besoin et ce manque de sommeil est régulier (au moins 2 ou 3 fois par semaine). Ce sentiment est plus fort chez ceux qui sont en dette de sommeil et les insomniaques.

Le travail est la principale cause déclarée de manque de sommeil. Les difficultés psychologiques sont la deuxième raison expliquant le déficit de sommeil et dans une moindre mesure, les enfants peuvent aussi empêcher de dormir suffisamment. Si les personnes en dette de sommeil vont pour la majorité attribuer leur manque de sommeil au travail (57%), les insomniaques l'attribuent plutôt à des difficultés psychologiques (66%).

Un tiers des Français pense souffrir d'un trouble du sommeil, notamment d'insomnie ou de ronflement important, et une personne sur dix souffre de somnolence. Si ces derniers sont peu fréquents, ils peuvent avoir des conséquences graves comme un accident de la route. Pour près de la moitié des personnes atteintes d'un trouble du sommeil, l'impact de ces troubles est négatif sur leur caractère, leur humeur ou encore leur capacité de concentration. Ces problèmes de sommeil ont, pour les insomniaques plus que pour les autres, des répercussions négatives sur leur vie au quotidien.


Le sommeil acquiert, au fil des ans, une meilleure image, il n'est plus systématiquement associé à la paresse ou la perte de temps et les Français prennent conscience de son importance pour la santé. Si l'impact du manque de sommeil sur la santé est bien intégré, ses conséquences réelles ne sont pas encore réellement connu. Pourtant, un tiers des Français déclare souffrir d'un trouble du sommeil. La télévision garde une place prépondérante dans la vie de nos concitoyens. L'ordinateur et ses activités associées n'ont pas réussi à détrôner la « boîte à images » ni les livres qui restent les activités préférées des Français avant le coucher. Le tabac, le café et l'alcool restent dans les habitudes de vie et sont largement consommés après 17 heures ce qui peut influencer sur le sommeil. Cependant celui-ci est généralement perçu comme satisfaisant, mais il peut être perturbé principalement par le travail ou des problèmes psychologiques.
 
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