Le sommeil en pratique

 

Image 5 Compte rendu du 4ème Ateliers de la Narcolepsie - A l’Hôtel-Dieu de Paris : des ateliers pour informer les patients sur leur maladie.

Pour la 4ème année consécutive, de nombreux patients atteints de narcolepsie et d’hypersomnie idiopathique sont venus, parfois accompagnés de leurs proches, à l’Hôtel-Dieu à Paris, assister le 22 Janvier 2011 aux Ateliers de la Narcolepsie. Cette initiative du Pr Damien LEGER, Chef d’Unité du Centre du Sommeil et de la Vigilance, Centre de Référence Hypersomnies Rares, a pour objectif d’informer les patients et leur famille sur ces maladies rares que sont la narcolepsie et l’hypersomnie idiopathique. En effet, par méconnaissance de ces troubles de l’éveil qui se manifestent par une somnolence dans la journée et des accès de sommeil invalidants, les patients qui en sont atteints errent souvent de médecin en médecin pendant des années avant que le diagnostic ne soit porté. Les Ateliers de la Narcolepsie permettent ainsi aux patients de mieux s’informer sur des aspects particuliers de leur pathologie.

La journée se déroule dans une ambiance cordiale, sous forme de 4 ateliers au cours desquels un thème est abordé par un spécialiste du sommeil, puis les participants posent leurs questions et échangent leurs points de vue et expériences. Au cours des pauses café et du buffet-déjeuner, les patients ont aussi l’occasion de rencontrer leur médecin habituel de façon conviviale et de lier connaissance avec d’autres patients.

Cette année, les 4 thèmes choisis ont été :
- “Hypersomnie Idiopathique et Narcolepsie” avec le Dr Isabelle ARNULF, responsable de l’Unité des Pathologies du Sommeil à la Pitié-Salpêtrière, Centre de Référence de la Narcolepsie et de l’Hypersomnie Idiopathique,
- “La narcolepsie, de l’enfant à l’adulte” avec le Dr Marie-Josèphe CHALLAMEL, pédiatre, anciennement responsable du sommeil des enfants à l’Hôpital Femme-Mère-Enfant à Lyon,
- “La narcolepsie, un handicap ?” avec les Dr Elisabeth PREVOT, médecin du travail du Centre du Sommeil de l’Hôtel-Dieu et Dr Ange MEZZADRI, médecin du travail du SAMETH 75 (Services d’Appui au Maintien dans l’Emploi des Travailleurs Handicapés),
- “Les thérapies comportementales” avec le Dr Joëlle ADRIEN, neurobiologiste et Directeur de recherches à l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) à Paris, Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie-Pitié-Salpêtrière.

L’organisation logistique de cette journée était assurée par Mme Caroline GAURIAU, Chargée de mission du Centre de Référence Hypersomnies Rares de l’Hôtel-Dieu de Paris. La présence de l’Association française de Narcolepsie Cataplexie et d’Hypersomnie (ANC) avec Mr Alain DE LA TOUSCHE, son Président et Mme Marie-Claire ROYER, correspondante de l’ANC pour l’Ile-de-France, a permis aux patients de recueillir de nombreuses informations sur ces maladies et de prendre connaissance des brochures éditées par l’Association.

Le succès des Ateliers de la Narcolepsie ne se dément pas puisque le nombre des participants dépassait encore la centaine cette année. En organisant cette journée, nous espérons vivement apporter aux patients et à leur famille des informations qui les aideront dans leur vie quotidienne et leur permettront de gérer au mieux les symptômes de leur maladie. Nous remercions chaleureusement tous les participants qui nous ont fait confiance en assistant à ces ateliers et tous les intervenants qui ont accepté de les animer.

Les questionnaires de satisfaction que nous avons recueillis à la fin de cette journée nous aideront à améliorer les prochains ateliers et nous vous donnons donc à tous rendez-vous l’an prochain pour une nouvelle rencontre !

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Partir en voyage à l'étrange nécessite un peu d'organisation. Vous trouverez ci-dessous une courte liste à communiquer à vos patients traités par machine à PPC :

  • Ne pas oublier la machine, le masque, le tuyau, le harnais et le câble d'alimentation.
  • Demander un certificat de douane au prestataire.
  • Prévoir un masque et un tuyau de rechange.
  • Prévoir une multiprise électrique avec une rallonge et un adaptateur pour prise (si différente du pays d'origine).
Quelques contraintes mais surtout de réels bénéfices pour profiter sereinements de ses vacances !

Fiche à télécharger pour impression, cliquez ici
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Pression Positive Continue ou Pression Positive Auto-pilotée ?

 

L’objectif de la prise en charge du syndrome d’apnées du sommeil par ventilation spontanée à pression positive est de diminuer les événements respiratoires nocturnes afin d’améliorer la qualité du sommeil (sommeil plus réparateur), réduire la somnolence diurne et diminuer les risques cardiovasculaires. Pour les patients présentant un syndrome d’apnées du sommeil non compliqué, il existe à ce jour deux types de machine. L’appareil à pression positive continue (CPAP), qui toute la nuit corrige les événements respiratoires avec une pression positive continue, pression déterminée suite à une nuit de titration réalisée au laboratoire de sommeil. La deuxième machine est à pression positive variable, il s’agit des machines « auto-pilotées » (APAP). La pression administrée au patient est définie par la machine et son algorythm en fonction des événements respiratoires détectés dans une plage de pressions prédéfinie par le médecin (par ex. : 4-15 cm H2O).

 

Une étude publiée récemment dans CHEST (mai 2007 – 131 :1393-1399) par une équipe Milanaise relance le débat sur l’utilisation des appareils à ventilation spontanée en pression positive autopilotée.

 

Quarante patients présentant un syndrome d’apnées du sommeil de type obstructif ont été inclus dans ce protocole. Après une nuit de titration, les patients présentant un syndrome d’apnées du sommeil avec un IAH > 20 et une somnolence diurne importante (Epworth > 12) ont été randomisés en deux groupes parallèles : pression positive continue (CPAP) (pression déterminée par la nuit de titration) ou pression positive auto-pilotée (APAP) (4-15 cm H2O). La période d’évaluation et de traitement était de 3 mois. Seulement trente et un patients ont été analysables à la fin des trois mois de traitement.

 

Les critères démographiques à l’inclusion étaient identiques entre les deux groupes de traitement. Après trois mois de traitement, il n’y avait pas d’évolution significative de l’IMC et de la FC. Une amélioration significative de l’IAH, la SaO2 et du score d’Epworth a été observée dans les deux groupes. L’IAH résiduel obtenu dans le groupe CPAP était plus faible que dans le groupe APAP avec une différence statistiquement significative (2+/-1,6/h vs 6+/-2,3/h ; p<0,001). Au niveau de l’évolution de la pression artérielle, une réduction significative (p<0,001) a été observée dans le groupe CPAP. Les pressions restaient inchangées dans le groupe APAP.

 

Les résultats de cette étude démontrent que la CPAP et l’APAP ont un effet favorable sur l’évolution de l’IAH et le score d’Epworth. Néanmoins la CPAP semble plus efficace sur l’amélioration de la PAS et PAD. Il faut cependant noter, qu’il n’y a pas de comparaison statistique directe entre les deux groupes de traitement sur les paramètres tensionels. Les résultats de cette étude doivent être confirmés sur un échantillon plus important et avec plusieurs machines différentes.

 

Evolution PAS et PAD entre l’inclusion (B) et la fin de l’étude (3 mois)

 

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